DES HISTOIRES A VENIR

Si toutes nos histoires personnelles faisant partie des possibles histoires pour fabriquer l’Histoire restaient lovées dans les limbes du néant, l’Histoire enregistrerait un encéphalogramme plat, elle n’existerait pas car nous n’existerions pas non plus. On ne pourrait pas se plonger dedans, s’en rappeler, l’apprendre, l’aborder, lui ou y appartenir car elle n’aurait pas lieu. On aurait alors ni à la raconter, ni à l’apprendre, ni à tourner une page, on ne la tracerait, ni la gommerait, on n’aurait pas n’ont plus à la retracer parce qu’on ne l’aura pas écrite. En un mot on n’aurait plus de fil, ni de dénouement, ni d’histoire ancienne, particulière ou universelle, elle ne pourrait être ni brève ni longue car elle ne serait pas. On n’en aurait pas c’est tout. Est-ce que cela changerait quelque chose dans la tenue du monde ? La terre les étoiles s’agiteraient-elles avec ou sans nos histoires et notre Histoire ? Quelle question pour les incorrigibles humains qui aiment défier l’infini!
Et puis il y a aussi les histoires à inventer, à composer, écrire et cajoler ! Ce qu’on appelle aussi des nouvelles, des nouvelles ? Parmi des milliards, il y en a une qui enchante, celle-là même qu’on choisit de mener jusqu’au bout car, il y a toujours une fin. A vrai dire, on pourrait très bien vivre sans histoires, prendre le parti de ne pas en créer, de ne plus en inventer. Rien à dire, rien à faire, se laisser porter par la vague, finies les petites et les grandes histoires, au cachot, à la trappe de l’inexistence les histoires curieuses, belles d’amour, farfelues, secrètes, tragiques, curieuses, fantastiques, policières, les histoires à dormir debout, qui ne pèseraient pas bien lourd. Plus de distractions, rien, plus une ligne à écrire ! Mais qu’est-ce qui fait la différence entre une histoire écrite et une qui n’existe pas ? La joie, le plaisir de s’y plonger. Alors, pas d’histoires, diseuse d’histoires, remets toi au boulot !

Pourquoi Vincent Gogh s’est-il suicidé ?

Pourquoi Vincent Gogh s’est-il suicidé ?

Antonin Artaud accuse :

« Car ce n’est pas à force de chercher l’infini que VG est mort,

qu’il s’est vu contraient d’étouffer de misère et d’asphyxie,

c’est à force de se voir refuser par la tourbe de ceux qui, de son vivant même croyaient détenir l’infini contre lui… 

Mais Van Gogh voulait enfin rejoindre l’infini pour lequel, dit-il, on s’embarque comme dans un train pour une étoile…»

Dans Rencontre avec Vincent Van Gogh,  Christine S Moiroux livre ici un portrait imaginaire d’une âme tourmentée qui naquit dans des conditions particulières.Cette nouvelle est un voyage onirique à travers des peintures choisies de l’artiste en relation avec ses luttes intérieures.

Vous  trouverez Rencontre avec Vincent  ici :

A piece of glass

Un avant-gout du prochain recueil de nouvelles : Voici la première déjà primée au concours de « A lire à Saint-Etienne » et dans la revue des Amis de Thalie.

 

 

Il remarqua sur le sol un morceau de verre brisé. Il se baissa, le ramassa, passa un doigt sur sa surface pour vérifier son grain, il y appliqua aussi sa langue pour vérifier son goût. Quel étrange objet venait-il de ramasser sur la plage de sable noir ? C’était une nuit de pleine lune très claire, si claire qu’on se croyait presque en plein jour. Aucune brise n’agitait l’océan, des foyers sur la plage allumaient des lueurs rougeoyantes et les fumées dessinaient des piliers ondoyant jusqu’aux étoiles. Tandis que les siens jouissaient de la douceur de la nuit, Bougnou, jeune homme intrépide et solitaire, poète à ses heures, s’éloigna et s’assit au pied d’un palmier pour mieux inspecter sa trouvaille. Il posa l’objet sur la paume de sa main. C’était un morceau de caillou poli de forme presque ronde, assez épais et transparent à travers lequel il voyait les lignes de sa main soudain formidablement grossies. Il sursauta violemment et fit dans ce mouvement tomber l’objet à ses pieds. Il put alors, à travers le verre poli, voir les grains de sable d’une taille démesurée. Le temps d’apprivoiser sa peur, il resta là un moment immobile, bouche bée, médusé par le phénomène.
« Pourquoi ? Comment ? » Ainsi s’affolaient ses pensées. Comme au bout d’un temps il constata qu’aucun changement de quelque nature que ce soit ne survenait plus sous le caillou poli, Bougnou se rassura. Le jeune-homme s’agenouilla de façon à pouvoir mieux observer, il se pencha de plus en plus vers le sol, et finalement, il s’enhardit en déplaçant le verre du bout d’un bâton tout en tendant l’oreille pour vérifier si les grains de sable émettaient un quelconque bruissement quand ils grossissaient. Il renouvela l’expérience plusieurs fois sur une brindille, puis une feuille, une petite pierre grise et anguleuse qui grossit d’un côté mais resta de même dimension du bord qui n’était pas recouvert par le verre de forme concave. Il trouva enfin une colonne de fourmis et s’amusa longuement à observer leur procession, il approchait son jouet, puis l’éloignait, le promenait au-dessus des sentiers minuscules que les insectes avaient dessiné sur le sable pour escalader un monticule. A cette nouveauté, Bougnou prit un plaisir immense, il était curieux de tout découvrir autour de lui, de bousculer sa vision des choses avec son tout nouveau jouet.
De son observation il conclut que ces fourmis devaient être au moins aussi intelligents que les Fils du soleil, les membres de sa tribu car elles excavaient, construisaient, érigeaient de véritables monuments aux rebords des pierres et des talus formés sur le sable. Elles s’affairaient inlassablement. Bougnou s’étonnait de découvrir un monde infiniment petit dont il n’avait pas idée auparavant. Ces fourmis dormaient-elles la nuit ? Connaissaient-elles la faim ? La soif ? Comment faisaient-elles leurs bébés ? Certains individus de temps en temps s’interpelaient et restaient longuement l’un face à l’autre en grande discussion. Cela intrigua notre poète. Argumentaient-ils la nécessité d’entamer tel ou tel chantier au gré des opportunités ? S’informaient-ils du besoin en matériaux ou bien des chemins pour accéder à certains endroits ? Il observa une discussion qui tourna en dispute. Enfin ! C’est ainsi qu’il l’interpréta car un individu prit l’autre par le col et le traîna dans un trou quelque part où Bougnou ne pouvait accéder. Le jeune-homme sourit car cela lui rappela ses deux oncles qui n’étaient jamais d’accord. Ces insectes avaient-ils rejoint leur chef qui arbitrerait la querelle ? Que faisaient-ils ? Qui voyaient-ils ? Bougnou s’interrogeait et s’émerveillait à la fois.
La lune était au zénith quand le jeune-homme se sentit extrêmement fatigué par ses découvertes, questionnements et explorations, et, il s’endormit finalement près de la fourmilière en serrant sa trouvaille dans sa main. Forcée par la curiosité, son imagination l’emporta cette nuit-là vers un monde mystérieux. Il s’était grimé, transformé en insecte pour s’immiscer dans leur rang et, il partit en exploration vers leur lieu souterrain, si mystérieux à ses yeux.
Frappé par ses rêves nocturnes, au matin, Bougnou courut rejoindre les siens pour livrer le récit de sa découverte.
Dans la falaise, j’ai pu entrer avec des fourmis ouvrières, confia-t-il à la chamane. J’ai découvert un monde encore plus beau qu’on ne pourrait l’imaginer : une construction souterraine titanesque creusée au burin, ciseau et marteau ; des salles excavées minutieusement ornées de sculptures ; des cellules où s’affairait tout un peuple d’insectes. J’ai même vu des grosses fourmis dormir comme des reines dans leur alvéole, elles étaient serrées les unes contre les autres et les fourmis laborieuses les protégeaient en restant vigilantes autour d’elles.
Qui t’a donné la clé de ce monde ? demanda la vieille femme.
Bougnou sortit de sa poche son fabuleux jouet et le lui tendit de mauvaise grâce. La femme s’en empara, l’inspecta et le posa près d’elle sur un lit de palme tout en prononçant quelques incantations pour neutraliser l’objet qui, elle l’avait remarqué dès le premier coup d’œil, donnait à voir le monde d’une autre manière. Elle se tourna enfin vers Bougnou en lui signifiant d’un doigt levé vers le ciel de reprendre le récit de son rêve.
Dans l’immense village souterrain la vie ne semble ne jamais s’arrêter. Pourtant, tout à coup j’ai vu les Laborieuses se figer. Plus rien ne bougeait. J’ai vu des fourmis à l’allure très massive ravager les rangs des travailleuses. Elles ressemblaient étrangement à leurs soeurs laborieuses mais, elles étaient dotées de féroces mandibules absolument impressionnantes. Rangées en bataillons, les soldates détruisaient tout sur leur passage. Le pillage a été systématique, et les monstres ont emmené bon nombre d’otages. Leurs mâchoires sont si développées qu’elles ne peuvent s’alimenter seules, elles ont besoin d’esclaves laborieuses pour porter la nourriture à leur bouche et comme les esclaves ne peuvent pas se reproduire en captivité, le but des razzias est d’enlever des victimes. J’ai pu constater que leur férocité et leur haine était à la mesure de leur handicap. Après l’attaque, les cibles mirent quelque temps à se réorganiser et la vie dans la fourmilière peu à peu s’est réorganisée comme si rien ne s’était passé. On aurait dit que les Laborieuses étaient habituées et que rien ne pouvait affecter leur détermination à continuer leur besogne. Voilà ce que j’ai vu.
Bougnou se tut, il se tenait debout devant l’ensemble de sa communauté, le silence qui s’ensuivit le fit brusquement sombrer dans la solitude dont il lui faudrait désormais s’accommoder. La chamane et les vieillards savaient qu’il était capable, rien que le nommant, de faire advenir le contenu de son rêve. En deux mots, depuis sa naissance, Bougnou était soupçonné d’être un enfant sorcier. Son récit agita des peurs que les siens connaissaient bien : si sa communauté avait survécu depuis des siècles aux guerres tribales et qu’elle s’en était toujours remise, c’était toujours au prix de terribles souffrances. Tous étaient sous le choc des révélations, si absorbés par le mauvais présage, que personne ne remarqua la mince colonne de fumée se dégageant de dessous le verre poli et qui commençait à brûler sournoisement les feuilles de palme. C’est seulement quand une flamme jaillit haut qu’elle attira l’attention. Bougnou, se précipita et éteignit le feu naissant. Tout le monde admira son courage, mais cela ne suffisait pas à effacer ses paroles et surtout à faire oublier le prodige du feu couvant sous le verre. Finalement, voici comment s’exprimèrent les vieillards à son encontre :
Bougnou, tu as apporté ce matin l’instrument du diable et un présage funeste. Avant toute chose, tes pères iront jusqu’à la falaise pour rejeter à la mer le caillou qui s’enflamme seul. Ensuite tu devras t’éloigner.
Sans plus attendre deux hommes, esclaves d’une autre tribut, l’emmenèrent hors des limites du village en attendant que d’autres choisissent sa barque. Bougnou réalisant qu’il venait d’être définitivement mis à l’écart par les siens, pleurait à petits sanglots retenus. Ses oncles, forts de leurs certitudes, à grands renforts d’incantations pour éloigner les esprits malfaisants, s’en allèrent au temple de la falaise pour rejeter à la mer l’instrument qui fait grossir les grains de sable en un clin d’œil, allume des feux et des présages malveillants aux lèvres de l’enfant qui veut bousculer l’ordre du monde. Quant aux femmes, elles se retirèrent dans une case bien fermée pour cacher leurs lamentations. Surtout sa mère. Elle savait intimement que, malgré la tradition, une femme ne rejette pas son enfant. Toutes les autres femmes le savaient aussi, mais elles répandaient leurs larmes, sans trouver d’autre remède à leur souffrance.
Au coucher de soleil, Bougnou monta sur une barque. On lui donna une chance : de l’eau et quelques vivres, une rame pour survivre, peut-être, ailleurs, mais pas ici. Après lui avoir imposé le chemin de sa destinée, les siens lui tournèrent le dos et s’en retournèrent en direction du village dans la lumière rasante du saut du jour. Bougnou était consterné par les changements brusques qui avaient présidé à sa destinée ce jour-là. Il laissa la barque dériver. Il se laissa aller dans le fracas des vagues, sans peur, sans défiance ne désirant qu’une lanterne pour éclairer la voie. Il était hors de lui, sidéré. Le courant le ramena peu à peu vers la falaise. Le jeune-homme remarqua alors un scintillement au creux d’un rocher situé juste sous le temple, et au loin, il entendit une voix ou plutôt des éclats de rires. Vers ces éclats son instinct le guida. Il aborda facilement au pied de la falaise, escalada les rochers pour atteindre le creux où semblait couver tous les éclats. Quand il l’eut enfin atteint, il découvrit alors son morceau de verre poli qui, au lieu de s’abîmer dans les profondeurs de l’océan comme ses pères le voulaient ardemment, avait rebondi sur le rocher. Fasciné par la retrouvaille, il s’empara du verre brisé avec joie et optimisme. Il scruta aussi les rochers pour y trouver ceux qui avaient ri, mais il n’y avait personne. Alors, il redescendit vers les flots, plongea, nagea jusqu’à en perdre le souffle pour retrouver sa barque et, il s’y endormit épuisé.

Même s’il s’amusait à observer avec son prisme les feux scintillants qui irisaient la crête des flots et le soleil qui lui brûlait parfois les yeux, dans sa barque Bougnou s’ennuyait car il ne voyait aucun signe d’une étape à son voyage. Son errance lui donna le temps de calmer sa révolte et de se persuader que le caillou poli responsable de son exil le ferait voyager au-delà des apparences, au-delà de son appartenance aussi. Ses parents l’ayant abandonné, le lieu de sa naissance ne pouvant plus lui appartenir, il pensait à autre part, quelque part dont il n’avait d’ailleurs aucune idée. Bougnou, avec son trésor de verre poli caché au fond de sa poche, se sentait en quelque sorte rassuré même si la peur le prenait quand il laissait ses doigts jouer à fleur d’eau. En ces instants il avait l’impression de caresser le dos du diable lui-même et cela l’effrayait. Il dériva ainsi, jour après jour, vers nulle part, et, il échoua finalement sur une plage habitée, là-bas qui pourrait sûrement lui offrir le repos.
Des hommes attirés par les cris des enfants se rassemblèrent autour de Bougnou. Il était très faible, mais, finalement, il ouvrit les yeux et, à celui qui le questionna il répondit sans détour. Il s’appelait Bougnou, ce qui signifie « celui qui devra se cacher », ce garçon ne savait pas d’où il venait, un caillou poli avait mis le feu aux branches de palmes… Les gens en conclurent que le soleil l’avait sûrement échauffé au point de lui tirer des songes. Un homme le chargea sur son dos et l’emmena dans sa maison. Après quelques jours de repos, Bougnou se sentit mieux, il s’enhardit finalement à sortir de sa poche le morceau de verre. Il voulait le montrer à sa garde-malade, une jeune-fille belle et douce comme la lumière. Il le passa délicatement sur la manche de sa robe pour l’émerveiller. Elle s’effraya si fort de voir grossir les fibres du tissus qu’elle s’enfuit en criant. Il aurait voulu lui crier : « Admire ce que les autres ne veulent pas voir. Change ton regard, le monde mérite qu’on le considère différemment parfois. ». Mais elle était déjà hors de portée de voix, disparue.
Décidément là-bas ne tenait pas ses promesses, Bougnou finit par conclure que personne n’avait envie de voir le monde bousculé. Sans raison sinon celle-ci, la fièvre lui prit encore le front et fit frissonner ses entrailles. Bougnou s’en alla alors de nouveau, sur la route cette fois. Il explora mondes après mondes. Il attendait le jour où la fièvre le quitterait, il attendait celles et ceux qui s’émerveilleraient. Nulle part, jamais, Bougnou ne vacilla dans la désespérance. Il alla de places en places, de maisons en maisons, de tavernes en tavernes, au gré de ses pas, dans les villes, hors des villes, dans les villages, les hameaux et les champs, encore et encore. Aux tournants de tous ses chemins, il attirait les curieux avec son morceau de verre poli. Il voulait leur révéler l’inconnu, les émerveiller, ouvrir une brèche pour laisser s’engouffrer la lumière de la connaissance en explorant le tout-petit, presque l’invisible. Il est vrai que parfois certains s’interrogeaient, quelques-uns souriaient, d’autres qui, pareils à des insectes dans leur cocon, s’agitaient à l’intérieur de leurs limites, tournaient les talons. Beaucoup devinaient au fond de leur cœur que Bougnou avait raison quand il leur parlait au plus près de leur âme mais jamais ils ne l’auraient avoué. C’est ainsi que Bougnou concluait toujours son discours: « Regardez au-delà des apparences, vous trouverez la poésie du monde. A la poésie on peut demander l’impossible. » Mais l’impossible les intéressait-il ?

Les orpheLines

6 récits de vies de femmes bientôt disponible en ebook

Prologue :

Le vent qui bruit dans les vignes grimpantes murmure : « Je pars sans jamais te quitter ». C’est ainsi qu’il s’enracine dans nos mémoires. De même, les âmes sillonnent-elles le temps et se transmettent par le prénom. Je ne savais pas ce que cela signifiait jusqu’au jour où, dans un songe, une voix m’a parlé :   «Tu es issue d’une lignée immémoriale de femmes qui portent, supportent, me dit-elle. Aujourd’hui, il est temps de déposer les fardeaux de tes ancêtres pour que s’éteigne la chaîne des tourments. Après toi, ta fille et ses filles, enfin seront libres.

–              Qui es-tu ?

–              Je suis ELLine ton aïeule, celle qui éclairera ton chemin. Je brille dans l’effroyable nuit qui, depuis trop longtemps, entoure les femmes. Je suis plus que l’espoir, je suis le gage de votre succès sur le chemin de la liberté, de votre combat pour la paix des femmes…»

Je m’appelle moi-même Eline, c’est le fragile héritage que m’a laissé mon aïeule ; j’ai perdu l’L, il est vrai, mais j’ai gagné la liberté. Je vais vous conter mon histoire et celle des femmes qui sont de ma lignée: Marie la sainte, Dame Léceline, Lucie, sa fille Claire et Séverine.

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En compétition à la journée du manuscrit

J’ai le plaisir de vous informer de la sortie de « ILS NE DESIRENT GUERE QUE LA PAIX » 11 nouvelles pleines d’humanité.
Ouvrage en compétition à la journée du manuscrit.
Alors lisez, likez et commentez. Pour un coup de pouce.
 
Assaâd, après avoir pris la difficile décision de quitter Alep en Syrie, échoue sur une plage grecque. En Espagne, Isabel et Alexandra sauvent Hafed, le chasseur de nuages. Aïssa, la très jeune congolaise, va être mariée à un vieux de 30 ans. Janice a ses raisons de fuir l’Erythrée. Yuliya dirige les répétitions du Théâtre indépendant de Biélorussie par skype. Ils ont tous en commun une vie de réfugié sauf Arezu de Téhéran et Camille la parisienne.

Que s’est-il passé cet été?

Beaucoup de belles choses.

La publication de ILS NE DESIRENT GUERE QUE LA PAIX aux Editions du net. Vous en saurez plus bientôt.

RENCONTRE AVEC VINCENT remporte un grand succès. Je l’ai fait traduire en anglais.

Vous entendrez parler d’un voyage/randonnée dans un pays fabuleux où l’on est accueilli avec des fleurs et où les toits des pagodes sont en or! La Birmanie dont j’ai ramené quelques instantanés mis en mots qui vous feront voyager, je l’espère!

Une nouvelle amie : Mary Bransiecq, accordéoniste classique avec laquelle j’ai travaillé pour préparer la lecture de mon ouvrage CARTE DE TENDRE. Galop d’essai à la bâtie d’Urfée samedi dernier. Un moment délicieux!

Et… je viens de publier sur Amazon TU SERAS LA MERE, recueil de 5 nouvelles.

Tu seras la mère  jette un regard la fois poétique et réaliste sur la condition des femmes et le chemin que certaines parcourent vers l’affranchissement. ELLine, Séverine la peintre, Marie la Sainte, Dame Léceline et La Pierreuse alias Lucie sont des mères qui entretiennent un rapport de force avec la violence du monde, l’abandon, l’injustice ou le viol. Leurs récits au-delà des époques et des nationalités sont éminemment humains et posent aussi les questions de la foi. Sans la foi que seraient-elles devenues ? Contre la foi, que deviennent-elles ? Splendide univers dans lequel ces héroïnes conduisent les mères vers la liberté et la sagesse, contre le malheur.

Voilà, vous savez tout ou presque, je vais charger des photos.

 

 

 

Ils ne désirent guère que la paix

Assaâd, après avoir pris la difficile décision de quitter Alep en Syrie, échoue sur une plage grecque. En Espagne, Isabel et Alexandra sauvent Hafed, le chasseur de nuages. Aïssa , la très jeune congolaise se demande pourquoi on veut la marier à un vieux de 30 ans. Janice a ses raisons de fuir l’Erythré. Yuliya dirige les répétitions du Théâtre libre de Minsk par skype. Ils ont tous en commun une vie de réfugié sauf Arezu de Téhéran et Camille la parisienne.

« Ils ne désirent que la paix » est un recueil de 11 nouvelles militantes inspirées de situations réelles.

Disponible en format papier (broché) et kindle sur Amazon ou contactez-moi.

Je serai heureuse de lire vos commentaires.

La nuit d’août

Je rerouve ce poème qui aurait pu inspirer les textes de Carte de tendre, un ouvrage à savourer tant pour les peintures de Pétra que pour les textes de Christine.

Carte de tendre sur Amazon broché (papier) ou kinddle (version électronique).

La nuit d’août

LA MUSE

Depuis que le soleil, dans l’horizon immense,
A franchi le Cancer sur son axe enflammé,
Le bonheur m’a quittée, et j’attends en silence
L’heure où m’appellera mon ami bien-aimé.
Hélas ! depuis longtemps sa demeure est déserte ;
Des beaux jours d’autrefois rien n’y semble vivant.
Seule, je viens encor, de mon voile couverte,
Poser mon front brûlant sur sa porte entr’ouverte,
Comme une veuve en pleurs au tombeau d’un enfant.

Ecrire, rêver, voyager et s'engager.